Réseau d'échange
Tourisme associatif et développement durable

Liste des témoignages

Témoignage d'un directeur ayant mis en place les circuits courts dans son établissement

logos.jpg

Témoignage de Pierre Encinas, directeur du centre d’accueil La Traverse (Le Bessat, 42).  

Les circuits courts c’est « un chamboulement parce que c’est évidemment plus de travail en cuisine. Notamment parce qu’on multiplie les fournisseurs par rapport à l’approvisionnement conventionnel. On multiplie les fournisseurs, ça veut dire qu’on multiplie les commandes, on multiplie les factures, on multiplie les livraisons, on multiplie la manutention, on multiplie donc le travail. On a rencontré également des réticences au niveau de la cuisine, des salariés qui, à cause de cette surcharge de travail se sont demandé comment ils allaient faire. (…)

Pierre Encinas raconte ensuite que son fournisseur d’œufs bio n’a pas pu continuer à les fournir après la mort d’une partie de ses poules.

« Il faut donc trouver des solutions en permanence, il faut s’adapter alors qu’un fournisseur conventionnel peut trouver les solutions, ils ont évidemment plusieurs cordes à leur arc. Avec les circuits courts, on est vigilant sur l’hygiène en particulier et sur les conditions de livraison ; qui sont très bien mais différentes de ce qu’on a l’habitude de voir.

Voilà les principales difficultés qu’on a rencontrées mais qu’on a réussi à surmonter grâce à l’équipe cuisine et aux équipes de coordination pédagogique de la structure.

Je vais parler maintenant des points positifs sur le centre la Traverse grâce à cette expérimentation circuits courts : en un mot, je parlerai de « respect ». Des publics qu’on accueille tout d’abord. Pour moi, les enfants qu’on accueille ce sont avant tout des hôtes ; et la cuisine, les moments de repas, sont des moments essentiels en collectivité et finalement, s’attacher sur ce point en particulier, c’est respecter davantage les enfants que de leur servir de la bouffe toute prête ou alors des produits dont on ne connait pas l’origine.

Je pense qu’on se doit de s’investir pour leur donner le meilleur de ce que l’on peut faire en cuisine.

C’est une question d’éducation au goût et c’est aussi le lien direct avec la nature, les producteurs, le cuisinier et les publics qu’on accueille. Il y a un lien qui est vraiment direct et compréhensible pour tout le monde.

Je parlerai également du respect de l’environnement ça va de soi, quand on parle de produits locaux.

Respect aussi du métier de cuisinier, même si c’est plus de travail pour lui. C’est respecter son travail dans le sens où, il y a un vrai travail de cuisine, de la transformation de la matière première en produit élaboré directement en cuisine, ce qu’on appelle le fait maison tout simplement. C’est valable aussi pour les personnes qui font le service, elles servent des produits qui ont été transformés en cuisine, elles savent d’où ils viennent. Elles savent ce qu’il y a dans l’assiette des enfants elles peuvent en parler aussi aux encadrants, aux enfants ou au public qu’on accueille.

Et enfin toujours pour parler de respect, je vais parler des producteurs avec qui on travaille actuellement, c’est aussi respecter leur travail que d’éviter les intermédiaires en passant par des centrales d’achats. Eux sont heureux je pense aussi de travailler avec nous, de nous livrer des produits directement sur le site, de savoir ce qu’on en fait, comment on le transforme, pour qui on les transforme, où est-ce qu’ils terminent.

Pour résumer, tout le monde est heureux de participer à l’expérimentation  parce que certes on travaille plus, pour gagner autant mais on donne du sens à ce qu’on fait et on sait pourquoi on le fait ».

Remerciements à l’UNAT Rhône-Alpes, Marie Wibaux Dassaud et Capucine Sornin et à Mireille Foncel et Bérénice Bois, respectivement de la Chambre d’Agriculture de la Loire et de l’ARDAB.

Questions posées :

-          Combien servez-vous de repas par jour :   

« En prenant en compte la haute et basse saison environ 100 repas par jour. »

-          Est-ce que vous avez noté un surcoût ?

«  Le surcoût est évidemment un peu plus important mais au final on travaille sur une démarche globale sur l’alimentation responsable. Là j’ai parlé de circuits courts mais on parle aussi de produits frais, d’alimentation responsable dans le sens où on va diminuer la part des protéines animales dont on a pas forcément besoin à chaque repas et ces protéines animales coûtent chères. On va donc les remplacer par d’autres protéines végétales qui coûtent moins chères qui sont toutes aussi bonnes voire meilleures pour la santé. Ce qui nous permet de réduire les coûts de repas et de trouver un équilibre donc finalement on a augmenté de quelques dizaines de centimes un coût de repas par jour ce qui représente en fait assez peu. Il suffit d’augmenter un tout petit peu, en étant raisonnable, d’un ou 2€ le tarif de sa pension complète et on s’y retrouve avec vraiment du qualitatif dans l’assiette. On travaille aussi avec des produits biologiques, évidemment ils sont plus chers, c’est plus cher à produire pour les agriculteurs. On a augmenté sensiblement cette part là, donc encore une fois, avec une démarche globale sur l’alimentation on arrive à équilibrer le coût et notamment en travaillant sur la transformation des matières premières en cuisine, qui coûtent moins chères à l’achat même s’il y a plus de travail de la part du cuisinier. »

 

Propos énoncés lors de l’Assemblée Générale de l’UNAT Rhône-Alpes, le 17 mars 2015, lors du bilan de l’expérimentation circuits courts sur le territoire du Pilat.

Site internet : http://latraverse-ligue42.org/

Commentaires

Les villages Chouette Nature certifiés ISO 14001

chouette logo.gif

Le réseau de villages de vacances Cap France vient d'obtenir la certification ISO 14001 délivrée par l'AFNOR pour ses 41 établissements Chouette Nature.

Cette certification vient récompenser cette démarche initiée depuis quatre ans dans les villages.

Contact :

Cap France

28 place St Georges

75009 Paris

Tel. 01 48 78 84 25

Mail. info@capfrance.com

Commentaires

VVF Villages met en place sa charte de développement durable (fiche 03)

VVF DD.gif

En avril 2010, la Direction Qualité et Développement durable de VVF Villages a réalisé un recensement des pratiques de développement durable, mises en place dans ses villages qui a rencontré un vif succès.

Cette enquête a conduit VVF Villages à créer aujourd’hui sa Charte d’engagements en faveur du développement durable qui concrétise les actions menées par les villages.

En synthèse, celle-ci se définit en 9 points :

- S’insérer dans une démarche d’amélioration continue de la gestion environnementale et durable des villages

- Protéger l’environnement

- Agir en employeur responsable

- Informer et sensibiliser le public

- Sensibiliser et mobiliser tous les partenaires

- Contribuer au développement économique et social local

- Etre exemplaire au niveau des bonnes pratiques

- Intégrer des préconisations environnementales dans tous les travaux de construction et de rénovation

- Garantir la bonne gouvernance de l’association

Cette charte s’inscrit dans le cadre de la charte de l’Unat signée par VVF Villages.

 

Siège social VVF Villages

33, rue Eugène Gilbert

63038 Clermont Ferrand

Tél. 04 73 43 00 00

www.vvf-villages.fr

Commentaires

Une démarche globale pour le village vacances Les Lavandes (fiche 3 et 4)

Sensibiliser et mobiliser le personnel

La sensibilisation du personnel s'est à la fois faite par l'approche globale de "Ternelia Tourisme" et par la logique intercommunale et départementale de la  Drôme qui est très impliquée dans le développement durable. C'est le premier département français en production "bio" tant pour la surface au sol que pour le volume de production. La sensibilisation du personnel passe par une mobilisation naturelle des salariés qui ont fait le choix de vivre dans la Drôme ou de venir travailler dans la Drôme. Nous travaillons par délégation de tâches en rapport avec le développement durable.

Action environnementale

Installation de 36 m² de panneaux solaires pour chauffer la piscine et produire l'eau chaude sanitaire. Réversibles, ils servent à la mise en hors gel des bâtiments l'hiver. Cette installation induit une économie de l'ordre de 30% sur notre consommation de fuel par an, depuis déjà 3 ans. Autre action : nous pratiquons, en bout de chaîne, un tri sélectif assez poussé. Mais nous voulons aller plus loin en mettant en place un tri sélectif global, en intervenant en début de chaîne, avec la participation des clients et en cohérence avec la communauté de communes.

Nous nous servons localement, chaque fois que cela est possible, et ce n'est pas facile par manque de plate-forme de distribution et la production "bio" est très éparse ! Autant que possible pour achetons les matières premières à proximité, elles ne sont pas forcément labellisées "bio" mais produites dans des conditions naturelles. C'est ainsi que nous favorisons les circuits courts pour les fruits, les fromages, les céréales, les jus de fruits, les olives, le miel, les légumes. QUant au petit épeautre, aux lentilles, ils viennent de fermes "bio".

Economie solidaire

L'économie solidaire est un prolongement logique de notre philosophie. Par l'intermédiaire d'un drômois habitant un village voisin et qui a des relations au Burkina Faso, nous avons acheté 300 petits vélos décoratifs en fils de fer tordi, fabriqués sur le marché artisanal de Ouagadougou. Nous les avons payés 2.30 € chacun et nous les offrons à nos clients cyclotouristes  (une belle clientèle pour nous !) qui sont ravis du geste et de l'objet "clin d'oeil".

Ouverture au village

Nous faisons partie intégrante de la vie du village de Rémuzat. Des équipements de notre village vacances sont ouverts aux rémuzassiens tels que nos jeux d'enfants ou encore la piscine. L'entretien nous en incombe mais les habitants voisins y sont les bienvenus. Cette mise en commun d'équipements paraît relever de la bonne gestion et de l'optimisation de l'existant ! Pourquoi multiplier les équipements dont le fonctionnement peut être coûteux ? Mais, nous nous sommes également ouverts sur la vie du village de Rémuzat par d'autres échanges : l'office de Tourisme vient chez nous pour faire des manifestations, nous accueillons les séjours "Vautours en Baronnie" et, en échange, nous y adressons nos vacanciers. Le village et le village vacances ne mènent pas deux vies parallèles mais vivent ensemble sur le même territoire et dans le même esprit !

Commentaires

Ternelia - Le Vent du Large travaille avec Pic Bois (fiche 9)

« Nous avons apprécié de travailler avec Pic Bois. Nous les avons sollicités pour la mise en place de panneaux d’informations sur nos  villages vacances. Comme nous savions ce que nous voulions, nous avons dessiné un avant projet. Tout s’est fait par mail et téléphone sur la base du budget dont nous disposions. Par souci d’économie, nous sommes allés chercher le panneau réalisé à l’atelier de Pic Bois et nous l’avons installé nous-mêmes, en suivant leurs indications. C’est du solide… et du durable. Leur catalogue donne des idées. »

Adresse Internet de Pic-Bois : http://www.pic-bois.com/

Marie-Thérèse Bauné, présidente Ternelia Le Vent du Large

Commentaires

Un four vapeur pour le centre de vacances Le Vieil Audon (fiche 10)

« Nous avons fait le choix d’investir dans un four à vapeur : il nous permet de cuisiner les repas du midi et du soir sans perdre la qualité gustative et nutritionnelle des aliments. Notre facture d’eau a augmenté, mais notre consommation de gaz a baissé. Quant à la consommation électrique, elle n’a pas forcément diminué, mais nous avons pris le parti de favoriser le bien-être des salariés. En effet, ce four nous permet d’aménager leur temps de travail et de les libérer plus tôt le soir. »

Centre de vacances du hameau le Viel Audon, en Ardèche - Association Le Mat. Cette association propose des formations sur l’application de la méthode HACCP.

www.levielaudon.org

Commentaires

Ternelia Chemins : emploi durable (fiche 7)

« Depuis longtemps Ternélia (anciennement LVT) essaie dans la mesure du possible de créer des emplois durables. L’une de nos associations a pu embaucher des salariés à temps plein en utilisant leurs compétences dans un village de montagne l’hiver et dans un autre village l’été, dans la Drôme. »

Commentaires

Panneaux solaires : aides diverses (fiche 14)

« Concernant notre installation, elle s’inscrivait dans une extension pour la construction d’une piscine. Nous avons mis en place 100 m² de panneaux solaire 50 m² sur la partie piscine et 50 m² sur le toit du bâtiment existant.

En ce qui concerne le toit existant nous avons eu beaucoup de soucis avec l’architecte des bâtiments de France qui bloquait l’installation des panneaux périmètre de l’Eglise du Village classée.

Pour la conception des travaux nous avons reçu l’aide de l’ASDER (Association savoyarde pour le développement des Energies Renouvelable) qui nous a mis en contact avec l’INES. Coût global de l’investissement : 120 000 € Subventions obtenues : 25% Ademe, 25% Région RA, 8% CG Savoie.

Notre installation est suivi par l’INES et les performances de celle-ci peut être consulté sur le site de cet organisme.

http://suivi.ines.free.fr dans le menu déroulant "AUSSOIS2"

Martial Damevin, Directeur du village vacances Fleurs et Neige à Aussois

Commentaires

Une initiative efficace (fiche 15)

« Un de nos établissements engagé dans une démarche développement durable avait mis en place le tri sélectif de ses déchets. Mais la municipalité ne proposait qu’une collecte des déchets classiques et n’était pas réellement disposée à changer sa politique de gestion des déchets. Le jour d’une inauguration en présence du maire et de journalistes, le directeur de l’établissement a évoqué le fait qu’il regrettait de ne pas pouvoir aller au bout de sa démarche car le tri des déchets n’était pas mis en place sur sa commune. Quelque temps plus tard, la commune s’est équipée pour collecter les déchets triés. Conclusion : toutes initiatives ne sont pas vaines, c’est à partir d’action comme celle-ci que l’on peut faire changer les choses à l’échelle locale. »

Jean Michel Coëffé, Directeur de Cap France

Commentaires

Ligue de l'Enseignement "Citoyenneté Environnement Développement durable" (fiche 16)

« Dans notre établissement, la vie s’organisedans le plus grand respect de l’environnement et dans un souci de plus de cohérence au niveau de notre fonctionnement.

Nous sommes engagés dans la mise en oeuvre d’un programme de gestion écologique (Label CED) que nous utilisons comme support pédagogique dans nos animations d’éducation à l’environnement et au développement durable en direction des différents publics accueillis, comme les enfants en classes de découvertes ou en séjours vacances.

En traduisant cette démarche de manière concrète dans nos activités pédagogiques, nous nous efforçons de leur permettre de mieux appréhender les enjeux. On constate d’ailleurs que les enfants reviennent en week-end avec leurs parents et les initient au concept de développement durable à travers l’activité qu’ils ont réalisée. Nous en sommes très satisfaits, cela permet d’élargir notre sensibilisation à des publics variés et de remplir pleinement notre rôle d’acteur éducatif pour tous et à tous les âges de la vie. »

Stéphane Millet, Directeur du centre la Traverse (Loire), Ligue de l’enseignement de la Loire, labellisé CED « Citoyenneté Environnement Développement durable »

Commentaires

Il a dit ...

"Le développement durable est une nécessité, un moteur d’innovation et d’excellence. Mais surtout, c’est une perspective qui s’ouvre enfin, pour donner un sens au progrès.»

Didier Jouve (Vice-président délégué à l’aménagement et à l’animation des territoires ainsi qu’au développement durable de la Région Rhône-Alpes - 2009)

Commentaires

Village vacances Le Gentil à La Plagne : rénovation basse consommation (fiche 03)

La première rénovation touristique à atteindre en Rhône-Alpes les performances énergétiques du futur label BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour le bâtiment existant (Prébat/BBC) sera celle du village vacances Le Gentil (Cap’vacances), à La Plagne Montalbert.

Le chantier de rénovation vise trois objectifs :

- étoffer la capacité de l’équipement en proposant des formules de chambres et des prestations plus contemporaines,

- améliorer l’ambiance, la convivialité et le confort,

- assurer un comportement environnemental exemplaire pour le neuf et l’existant.

Le coût total de l’opération est de l’ordre de 6 M€ dont 550 000 € d’honoraires de maîtrise d’ouvrage, 2 225 000 € de rénovation (730 € /m²) et environ 2M € pour la surélévation / extension (1 250€ / m²). Les subventions couvrent 13 % du total : Conseil Général de Savoie, Région Rhône-Alpes, ADEME, ANCV.

http://www.capvacances.fr/La-Plagne--414.jsp

Commentaires